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SOURCE : C.D.I.T
C entre de
D ocumentation et
I nformation sur le
T abac
Premier réseau de commerce
de proximité en France
Les 33.104 buralistes ont
vendu, en 2001, pour 13,91 M€ de produits du tabac et ainsi
encaissé 10,42 M€ de taxes reversées à
l’État. Les débitants de tabac exercent, en
effet, le monopole de la vente au détail des produits du
tabac qui leur est confié par l’administration des
Douanes et des Droits Indirects dont ils sont les préposés.
Le tabac représente la plus grande partie de leur chiffre
d’affaires et constitue leur activité principale. En
leur qualité de buralistes, ils ont d’autres missions
de service et activités commerciales. Par ailleurs, la plupart
d’entre eux ont un commerce de proximité ou des activités
diverses. Ces activités participent à l’animation
des centres villes et des quartiers périphériques.
Elles permettent aussi de lutter contre la désertification
touchant parfois le milieu rural.


Il a été acheté
en France, en 2001, 92,64 mille tonnes de tabac, soit 0,9 % de plus
que l’année précédente (91,75 mille tonnes)
mais 0,5 % de moins qu’en 1999 (93,08 mille tonnes). Dans
le détail, on note une légère augmentation
des ventes de cigarettes (+ 1,1 %) avec 83,46 milliards d’unités
commercialisées se marquant par un recul des cigarettes brunes
; une tendance à la baisse des tabacs à fumer (tabacs
pour la pipe et tabacs à rouler) -1,3 % par rapport à
l’année précédente ; une résistance
du marché des cigares et cigarillos + 1,1 %.


Quelque 13,91 milliards d’euros
de chiffres d’affaires tabac en 2001 Un volume global
des ventes de tabac relativement stable Ces ventes correspondent
à un chiffre d’affaires de 13,91 M€ en hausse
de 6,2 % par rapport à celui de 2000 (13,09 M€).
- Le chiffre d’affaires des cigarettes s’accroît
de 6,3 % à 12,89 M€ contre 12,12 M€ en 2000.
- La valeur des ventes des cigares connaît une hausse de 6,3
% à 0,43 M€.
- Quant aux tabacs à fumer, leur chiffre d’affaires
s’établit à 0,55 M€, + 3,6 %.
Cette augmentation du chiffre
d’affaires du tabac est à rapprocher de la hausse des
prix des produits du tabac et notamment de celle du prix de la cigarette
de 5 % le 8 janvier 2001. Au total, compte tenu des évolutions
en volume, différentes selon les catégories de prix
des cigarettes, la hausse du prix moyen de ce produit a été
de
5,1 % en 2001 alors que l’inflation s’est établie
à 1,4 % selon l’INSEE.


Les taxes sur le tabac ont
suivi la progression du chiffre d’affaires et rapporté
en 2001 10,42 M€ contre 9,82 M€ + 6,1 %. Des recettes
en augmentation de 0,60 M€. Pour 2001, le taux moyen de la
taxation (TVA, BAPSA et droits de consommation) sur les produits
du tabac s’est établi à 75 % et 76,3 % sur les
cigarettes.


En dix ans, les recettes fiscales du tabac
(TVA, BAPSA et droits de consommation) payées par le consommateur
ont presque doublé (+94 %). De 1991 au 31 décembre
2001, la pression fiscale moyenne sur les cigarettes s’est
alourdie de 5 points passant de 71,6 % à 76,3 %. Le
droit fiscal français et européen retient comme base
de calcul de la fiscalité de la cigarette la notion de “classe
de prix la plus vendue“. Elle sert de référence
pour les différents calculs nécessaires à l’établissement
des parts spécifique (exprimée en euros) et proportionnelle
(exprimée en pourcentage) des droits de consommation.
Décomposition des taxes sur la
cigarette au 8 janvier 2001
(classe de prix la plus vendue)
-
Droits de consommation : 58,99 % dont part proportionnelle : 55,19
%
et
part spécifique : 41,7944 F soit 6,37 euros.
les
1000 cigarettes
-
TVA et BAPSA : 16,9998 %
-
Total de la fiscalité : 75,99 % pour la catégorie
de prix la plus vendue.
Ce dispositif fiscal est
complété par l’établissement d’un
minimum de perception sur les produits du tabac. Cette mesure vise
à garantir à l'état
un niveau de recettes fiscales provenant du tabac en prévenant
la guerre des prix. Le minimum de perception doit inciter, selon
les pouvoirs publics, à un relèvement des produits
à bas prix.
|

| |
CIGARETTES |
CIGARES |
Tabacs à Pipe |
Tabacs à rouler |
| Prix de
vente |
100 |
100 |
100 |
100 |
Remise
aux débitants |
8 |
8 |
8 |
8 |
| TVA (1) |
16,3856 |
16,3856 |
16,3856 |
16,3856 |
| BAPSA (2) |
0,6142 |
0,6142 |
0,6142 |
0,6142 |
| Droit
de
consomation* |
55,19 (3) |
25 (4) |
47,43 (5) |
51,69 (6) |
| Accise spécifique |
6,37 euros
les 1000 cigarettes |
- |
- |
- |
* Taux figurant dans la loi de finances
rectificative pour 2000 :
58.99 % pour la classe de prix la plus demandée (classe
de prix de référence : 3,35 euros/paquet)
(1) TVA = Prix de vente au détail x 0.836 x 0.196 soit
16,3856 %
(2) BAPSA = Prix de vente au détail x 0.830 x 0.0074 soit
0.6142 %
(3) Minimum de perception : 77,75 euros les 1000 cigarettes brunes
82,32 euros pour les autres cigarettes.
(4) Minimum de perception : 50,31 euros les 1000 cigares.
(5) Un minimum de perception pour
les tabacs à pipe sera établi en 2002.
(6) Minimum de perception : 41,16 euros les 1000 grammes.
Le taux moyen de la fiscalité
des cigarettes notamment s’est élevé à
76,3 % en France en 2001, toutes catégories de prix des
cigarettes confondues, niveau supérieur au taux de la classe
de prix la plus vendue (75,99 %), compte tenu de l’incidence
de la part spécifique.
Avec un taux de fiscalité de 75,99 % sur la classe de prix
la plus vendue, la France s’est classée l’année
dernière au cinquième rang des quinze pays de l’Union
européenne en terme de poids de fiscalité.
Le poids de la fiscalité française est supérieur
à celui des pays voisins d’Europe continentale.


Ce classement a subi peu de modifications
en 2001 par rapport à 2000.
La France occupe le cinquième rang devant la Finlande.
Le Royaume-Uni est au premier rang des pays de l’Union européenne,
place qui était traditionnellement occupée par le
Danemark.
Le marché français est en légère
augmentation, + 0,9 % en volume
par rapport à 2000.
Tous les produits ont enregistré une
légère hausse des volumes commercialisés
(+ 1,1 % pour les cigarettes, cigares et cigarillos) à
l’exception des tabacs à fumer (tabacs à rouler
et tabacs pour la pipe) qui ont reculé de - 1,3 %. Ce redressement
des ventes, après trois années consécutives
de baisse, s’explique par des jours de livraison supplémentaires
et une demande particulièrement élevée vers
la fin de l’année des consommateurs anticipant la
forte hausse, quelque 8,4 % en moyenne, des prix des cigarettes
annoncée pour le 2 janvier 2002.
1 - Evolution des ventes de cigarettes
: 1992 - 2001
De 1992 à 2001, le marché
français des cigarettes s’est caractérisé
par de fortes hausses des prix publics dues à l’augmentation
du montant des taxes prélevées par l’Etat
et par une baisse des volumes de 13,3 %.

Après avoir connu un pic volumétrique
à 96,3 milliards d’unités vendues en 1992,
le marché français des cigarettes s’est progressivement
contracté pour atteindre 83,46 milliards en 2001. Cette
baisse de plus de 13 % est bien sûr à mettre en regard
d’une hausse de 108,8 % du prix moyen de la cigarette sur
la période : 95,5 points de plus que l’inflation.

| année |
produit brun
(euros) |
base 100 |
produit blond
(euros) |
base 100 |
| 1992 (27
avril) |
0,97 |
100 |
1,81 |
100 |
| 1993 (18
janvier) |
1,14 |
117,5 |
1,98 |
109,3 |
| 1993 (24
mai) |
1,29 |
132,9 |
2,10 |
116 |
| 1994 (10
janvier) |
1,48 |
152 |
2,36 |
130,3 |
| 1994 (7
novembre) |
1,60 |
181,0 |
2,51 |
138,6 |
| 1995 (1
août) |
1,70 |
165 |
2,67 |
147,5 |
| 1996 (8
janvier) |
1.81 |
186,5 |
2,74 |
151,3 |
| 1996 (20
décembre) |
1,96 |
202 |
2,94 |
162,4 |
| 1998 (5
janvier) |
2,12 |
217,5 |
2,96 |
163,5 |
| 1999 (4
janvier) |
2,29 |
236 |
3,05 |
168,5 |
| 2000 (3
janvier) |
2,44 |
251,5 |
3,20 |
176,7 |
| 2001 (8
janvier) |
2,95 |
304,1 |
3,60 |
198,8 |


2 - Evolution du marché de la cigarette
par catégorie de produit
En 2001, le marché de la cigarette
blonde s’est établi à 70,2 milliards
d’unités. de son côté, le marché
des cigarettes brunes en volume a
poursuivi son recul. Depuis le début des années
90, ce marché, sous
l’effet d’un changement de goût des consommateurs,
a régressé de
façon sensible passant de 34,8 milliards de cigarettes
à 13,2 milliards
(- 62 %).

| année |
blondes |
brunes |
filtre |
| 1992 |
68,60 |
31,40 |
82,30 |
| 1993 |
70,05 |
29,95 |
83,20 |
| 1994 |
71,20 |
28,80 |
84,20 |
| 1995 |
72,60 |
27,40 |
85,30 |
| 1996 |
74,20 |
25,80 |
86,40 |
| 1997 |
76,00 |
24,00 |
87,40 |
| 1998 |
78,70 |
21,30 |
88,90 |
| 1999 |
80,70 |
19,30 |
90,10 |
| 2000 |
82,50 |
17,50 |
91,00 |
| 2001 |
84,20 |
15,80 |
91,80 |


|
| Marlboro : 29,5 |
| Gauloises brunes : 10,6 |
| Gauloises blondes :
6,9 |
| Winfield : 5,5 |
| Gitanes brunes : 4,9 |
| Camel : 4,7 |
| Philip Morris : 4,2 |
| Winston : 3,9 |
| Chesterfield : 3,8 |
| Peter Stuyvesant : 3,6 |
|
| JPS : 2,9 |
| Benson & Hedges
: 2,7 |
| Royale : 2,5 |
| Lucky Strike : 2,3 |
| News : 2,1 |
| Rothmans : 2,1 |
| Fortuna : 1,1 |
| LM : 1,0 |
| Golden American: 0,9 |
| Dunhill : 0,8 |
|
|
La part de marché des produits bruns et blonds de moins
de 10 mg de goudron baisse et représente 35,6 % des cigarettes
achetées par les Français en 2001 contre 36,5 %
en 2000 et 37,3 en 1999.
Quant au taux moyen pondéré de goudron de l’ensemble
des cigarettes
commercialisées en France, il s’est établi à
9,9 mg contre 10,11 mg
en 2000.
3 - Diminution des ventes de tabacs à fumer
Les ventes de tabacs à fumer, comprenant les tabacs à
rouler (79,5 %de ce marché) et les tabacs pour la pipe
(20,5 % de ce marché) baissent de 1,2 %. Ce marché
est caractérisé par une légère augmentation
des volumes des tabacs à rouler + 1 % par rapport à
2000 alors que les tabacs pour la pipe chutent de 8,5 %.
Au total, les Français ont acheté, en 2001, 7 087
tonnes de tabacs à fumer contre 7 171 en 2000 et 7 386
tonnes en 1999.

Près de 80 % des ventes de tabacs à fumer sont
constituées par les tabacs à rouler en augmentation
de 209 % de 1992 à 1997, puis stabilisées autour
de 5 600 tonnes. Dans le même temps, le marché des
tabacs à pipe a diminué de 37 %.



4- Fermeté du marché des cigares
et des cigarillos
Enfin, la croissance du marché des cigares et des cigarillos
s’est ralentie en 2001 avec 1 729 millions d’unités
vendues (+1 %). Les petits cigares (moins de trois grammes) se
maintiennent avec une augmentation de 0,8 % et 1 644 millions
de pièces commercialisées. C’est une nouvelle
illustration de l’évolution de la demande de produits
du tabac depuis 1991.

LA
PRODUCTION DE TABAC BRUT :
Plus de 40 000 personnes, plus
de 5000 emplois équivalents plein temps, travaillent sur
les quelque 5 200 exploitations.
Le tabac est principalement produit en France dans le grand Sud-Ouest
(Aquitaine et Midi - Pyrénées) qui représente
55 % du total, en Alsace, dans le Dauphiné, la vallée
du Rhône, l’Ouest et le Centre (Poitou, Val - de -
Loire) et le Nord. Quelque 70 départements sont concernés
par cette culture qui est l’apanage des petites et moyennes
exploitations familiales de polyculture. Dans ces régions,
la culture du tabac a un fort impact économique en termes
d’emplois et de capacités d’investissement.
Le tabac n’est pas une monoculture mais son apport est
indispensable à l’équilibre financier des
exploitations qui le cultivent. C’est un atout pour des
régions souvent économiquement moins favorisées
que d’autres. En moyenne, la tabaculture procure 40 à
60 % des revenus des exploitations qui la pratiquent.
Les revenus de cette production ont permis à de nombreux
agriculteurs de développer de nouvelles cultures ou des
activités annexes tel le “tourisme vert“. En
favorisant le maintien de petites et moyennes exploitations, le
tabac contribue, en outre, au maintien de commerces et services
dans les régions rurales où il est cultivé.
La récolte 2001 peut être qualifiée de moyenne
à bonne. Toutes variétés confondues, 8 752
ha (contre 8 938 en 2000) ont été plantés,
la baisse s’expliquant par la diminution des quotas alloués
par Bruxelles.
Le volume global de la production - en tenant compte des pertes
liées aux aléas climatiques - est de 24 343 tonnes
pour une valeur qui approche les 105,2 millions d’euros.
En 2000, la récolte atteignait 24 721 tonnes pour 106,5
millions d’euros.
| année |
Surface (ha) |
Production
(tonne) |
Rendement
(kg/ha) |
Valeur
(millions d'euros) |
| 1992 |
10 446 |
23 514,5 |
2 251 |
92,6 |
| 1993 |
10 839 |
25 838 |
2 384 |
105,1 |
| 1994 |
10 304 |
27 219,4 |
2 641 |
108,9 |
| 1995 |
9 713 |
27 000 |
3 050 |
108,2 |
| 1996 |
9 250 |
27 577 |
2 975 |
112,8 |
| 1997 |
9 100 |
23 656 |
2 600 |
100,6 |
| 1998 |
9 067 |
26 513 |
2 936 |
112,3 |
| 1999 |
9 455 |
26 080 |
3 102 |
108,7 |
| 2000 |
8 937 |
25 357 |
2 881 |
106,5 |
| 2001 |
8 752 |
24 343 |
2 803 |
105,2 |

Le Virginie (44 % des surfaces totales) a donné une production
nette de 10 636 tonnes. La valeur de la récolte devrait
avoisiner 48,17 millions d’euros. Les surfaces sont en progression
de 176 ha par rapport à 2000, cette variété
connaissant un engouement certain tant de la part du marché
- les Virginie de remplissage de qualité sont rares sur
le marché mondial - que de la part des planteurs.
Le Burley (37 % des surfaces totales) a, par contre, subi les
aléas climatiques.
La production nette est de 8 827 tonnes. La valeur de la récolte
devrait dépasser les 38,1 millions d’euros. Le Brun
(19 % des surfaces totales) continue sa régression au profit
des variétés claires afin d’être en
adéquation avec les attentes du marché. 4 879 tonnes
ont été produites et la valeur de cette production
devrait être de 18,3 millions d’euros.
SOURCE
Tabac-News :
6, rue de Monceau 75008 Paris
Tél. 01 56 43 42 42
Fax 01 56 43 42 43
http://www.cdit.fr
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CABINET CANTAIS
Les Terrasses de la Fontaine
115, Esplanade de l'Ortet
34430 SAINT JEAN DE VEDAS
(A9 Sortie 32 Saint Jean de Védas)
Tél : 04.67.27.20.27 Fax : 04.67.81.40.26

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